| Index de l'article |
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| Technicien forestier indépendant |
| Luc (Promo 1997) |
| Nicolas (Promo 2001) |
| Antoine (Promo 2008) |
Technicien(ne) forestier indépendant
Nature du travail
- Communiquer
Afin de se faire connaître, le technicien forestier indépendant doit utiliser tous les outils de communication susceptibles de toucher les propriétaires forestiers : site internet, plaquettes, identification du véhicule et bien sûr le démarchage direct des propriétaires et des autres gestionnaires forestiers..
- Commercialiser
Le technicien forestier indépendant organise la commercialisation des bois des propriétaires dont il a la charge, pour cela il martèle et estime les coupes avant leur mise en vente. Il recherche les clients transformateurs de bois susceptibles de valoriser au mieux les bois mis en vente.
- Organiser
Le technicien forestier indépendant organise et contrôle les chantiers d'exploitation. Il réalise ou organise et contrôle les chantiers de travaux chez ses clients (plantations, tailles de formation, élagage, routes, places de dépôt…).
- Rédiger
Le technicien forestier indépendant rédige les documents administratifs et techniques nécessaires à la gestion du patrimoine de ses clients : dossiers de demandes de subvention, devis de travaux, dossiers d'appels d'offres, dossiers fiscaux, estimation de valeur, Plan Simple de Gestion.
Conditions de travail
- Autonomie
Le technicien forestier indépendant travaille seul la plupart du temps. S’agissant d’une profession libérale, l’emploi du temps dépend de la demande. Certaines périodes peuvent être très chargées (70h par semaine) et d’autres plus calmes.
- Sous-traitance
Le technicien forestier indépendant peut être sous-traitant pour des experts forestiers, des coopératives, des entreprises de travaux ou des marchands de bois. Dans ce cas il pourra être amené à travailler en équipe ou à encadrer des équipes d’ouvriers.
- Déplacements
Le technicien forestier indépendant est amené à faire de nombreux déplacements, ses clients se situent dans un rayon de 300 km, il dispose pour cela d'un véhicule d’entreprise. Il est également appelé à effectuer de nombreux déplacements à pied dans des parcelles forestières au relief parfois accidenté (en montagne) ou très encombrées (après tempête) et cela par tous les temps (pluie, neige, verglas). Pour cela, une bonne condition physique est indispensable.
- Risques
Le métier de technicien forestier indépendant n'est pas un métier dit « à risques » même si la surveillance de chantiers en forêt et l’utilisation d’outils mécaniques (tronçonneuse, débroussailleuse) comporte toujours une possibilité d'accident.
Vie professionnelle
- Un métier peu connu – une compétence reconnue
Le métier de gestionnaire forestier n’est pas officiellement encadré comme peut l’être celui d’expert forestier. Le temps d’installation d’une clientèle suffisante pour vivre est généralement assez long (plusieurs années), c’est pourquoi la sous-traitance est un bon moyen d’améliorer ses revenus pendant la période de démarrage. Il existe une association (Association NAtionale des TEchniciens Forestiers) qui tente de fédérer et de répertorier l’ensemble des techniciens forestiers indépendants.
Rémunération
Très variable selon les mois, les années, l’ancienneté de la structure. De 500 à 2500 € net par mois.
Compétences
Dynamisme, autonomie, gestion, communication, technicité et adaptabilité
S’agissant d’une profession libérale, le technicien forestier indépendant doit être capable de gérer convenablement son entreprise en optimisant ses coûts d’intervention afin de dégager une marge suffisante. De plus un goût prononcé pour le contact avec les propriétaires, les clients, les entreprises (y compris en anglais) est indispensable, le technicien forestier indépendant se « vend » tous les jours.
Les compétences techniques sont indispensables pour pouvoir proposer des solutions adaptées aux différents clients..