Sortie à la tourbière de la Basse Goulandière

La Basse Goulandière, un site à préserver !

Nous sommes le mardi 13 décembre, il est 8h00, le vent souffle, la pluie tombe et le car peine à démarrer ! Notre journée commence par pousser le car et nous voilà enfin partis en direction de La Basse Goulandière, un bas marais tourbeux, sur la commune de Parigné L’Évêque, au Sud Est du pays manceau. Arrivés à destination, la classe de BTSA GF1, les terminales STAV Aménagement et quelques Secondes ont rencontré Monsieur le Maire, son adjointe, un ingénieur de l'Office National des Forêts et Joël Renaudin, chargé de l'exploitation des bois présents sur la tourbière. Pour beaucoup d'entre nous, ce fut une première marche sur ces terres humides, pas de chance pour ceux qui ont oublié leurs bottes !

État des lieux
La Basse Goulandière est une tourbière. C'est-à-dire une zone humide dont la particularité est de produire de la tourbe. Mais qu'est-ce que la tourbe ? Eh bien la tourbe c'est une accumulation de végétaux sur une très longue période, mais cette accumulation ne se décompose presque pas, du fait de l'absence d'oxygène (car il y a trop d'eau).

Ce site est un milieu acide et froid, on y trouve donc des espèces adaptées. Par manque d'entretien, le Pin sylvestre s'est implanté. Mais elle abrite tout de même encore une faune et une flore très diversifiées, dont certaines espèces sont menacées d'extinction.

Un site classé Réserve Naturelle

Depuis le 28 janvier 2011, ce site est classé Réserve Naturelle Régionale. En effet, cette zone de 36 ha regorge d'une faune et d'une flore très intéressantes écologiquement.

Du côté faune, ce n'est pas moins de 27 espèces considérées comme patrimoniales dont l'Agrion de Mercure, une petite libellule au corps bleu et noir, et le triton crêté, un triton de grande taille (15cm), de couleur orange et noir. Ce recensement a été effectué par le Conservatoire du Patrimoine Naturel Sarthois

Du côté flore, ce sont 46 espèces considérées comme patrimoniales, dont une protégée à l'échelle nationale.
Rossolis à feuilles rondes (une plante carnivore !)


Pour assurer la pérennité de ce petit monde animal et végétal, un plan de gestion rigoureux est nécessaire.

Un plan de gestion spécifique
La Basse Goulandière est soumise à un plan de gestion approprié qui a pour objectif de conserver les habitats naturels, d'assurer la qualité paysagère, d'améliorer les connaissances sur le site et son fonctionnement et de faire connaître le site afin de sensibiliser le public. C'est l'Office National des Forêts qui s'occupe de la gestion.

Elle comporte 20 habitats différents : de la mare à la tourbière en passant par le boisement.

Parmi ces habitats, 5 sont des habitats d’intérêt communautaire : les landes sèches, les landes humides, les prairies et les boisements à molinie bleu (c'est une herbe adaptée aux milieux humides) et enfin les tourbières basses alcalines.
Des actions de restauration sont déjà menées, comme le curage des mares, ou l'ouverture de layons d'exploitations afin de faciliter l'accès au site.

M. Joël Renaudin a pour rôle de s'occuper de l'exploitation des arbres de la tourbière. S' il n'y a pas de gestion, la végétation arborée prend le dessus et la tourbière se referme et s'assèche. Il s'occupe donc de l’abattage, du façonnage et du débardage du bois (transport des grumes sur une place de dépôt provisoire). Il utilise ses chevaux de races percherons et ardennais pour le débardage, car l'accès des lieux est très difficile pour les machines. De plus, cela permet de préserver une qualité paysagère et de ne pas nuire à la faune et la flore.

La Basse Goulandière est donc un site original, de part sa diversité faunistique et floristique, rare et menacée. C'est donc un devoir de s'occuper et de préserver ce lieu afin de pérenniser son écosystème.

VENDEOL Thibault
RICHARD Benjamin

Classe BTSA GF 1