Intervention sur la mécanisation au Lycée Agricole de Rouillon
Le 16 mai dernier, c’est devant une classe de 18 élèves de BTS et de leur professeur Isabelle VINCENT que l’Union des Cuma intervenait sur le thème des charges de mécanisation.
Pour rendre l’intervention plus intéressante, chaque élève devait au préalable effectuer un Mecaflash pour disposer de repères sur les charges de mécanisation de l’exploitation du Maître de stage. Ces derniers devaient également comparer ce repère avec les chiffres trouvés dans la comptabilité.
De grosses différences selon les exploitations
Selon les exploitations, Il est constaté de fortes différences sur les coûts de la mécanisation, notamment par rapport au système de production et à la stratégie d’équipements.
Ce fut également l’occasion de rappeler que le tracteur (parc de 2 à 9 tracteurs selon les exploitations) reste la charge principale.
Pour certains, la reprise de terre avec des distances importantes entre les îlots entraînera un accroissement du parc et une évolution importante des consommations de fuel.
Enfin, les élèves ont aussi relevé les éléments irrationnels. C’est le cas du tracteur ancien « qui ne coûte rien » et que l’on garde avec une certaine nostalgie !
Étudiants de BTS ACSE 1ère année (Promotion 2010 - 2012)
Des situations difficilement tenables sur le long terme
Pour de nombreuses exploitations, un lien fort existe entre la stratégie de mécanisation et l’organisation du travail. C’est notamment le cas, lorsque l’on constate par exemple que les tracteurs de l’exploitation réalisent 5000 heures de travail pour 3 UTH, soit l’équivalent de 3 salariés à plein temps sur la traction, et il reste encore à faire tous les travaux d’élevage, de traite…
A travers l’étude menée par une élève sur une exploitation, il s’avère que le changement d’un ou deux matériels sera insuffisant. Une réflexion plus globale est nécessaire entre les charges de mécanisation (par ailleurs élevées), la main d’œuvre disponible et le projet de vie des agriculteurs.
Vous le comprendrez, la solution n’est pas simple ! Une présentation de l’étude est prévue auprès des maîtres de stage. Elle pourrait ensuite aboutir à une réflexion plus approfondie en fonction des souhaits des agriculteurs concernés.
Au final
Il faut souligner l’excellent travail effectué par cette classe accompagnée de leur professeur. A travers les cas concrets, les élèves ont bien repéré les préoccupations des agriculteurs autour du revenu, des conditions de travail et plus globalement du projet de vie en lien avec le développement de l’entreprise. Avec mes félicitations !
Philippe Coupard / Directeur, section Sarthe, de L'Union des CUMA des Pays de la Loire